Deuxième parent, conjoint·e, proche : votre présence fait une vraie différence. Voici comment accompagner, en douceur et concrètement.
Vous allez être acteur-actrice
Votre place compte
Quel que soit votre rôle — deuxième parent, conjoint·e, co-parent, proche présent·e — vous n'êtes pas seulement
là « à côté ». Votre soutien change concrètement le vécu de la grossesse, de l'accouchement et des premières
semaines. Être disponible, rassurant·e et attentif·ve, ce n'est pas un détail : c'est une part essentielle de
l'accompagnement.
Bonne nouvelle : vous avez toute votre place auprès de la sage-femme. Vous êtes le bienvenu·e
aux consultations, à l'entretien prénatal précoce, aux séances de préparation à la naissance et lors du suivi
après l'arrivée de bébé. Poser vos questions, vous aussi, est parfaitement légitime.
Mois après mois
Pendant la grossesse, trimestre par trimestre
Chaque trimestre a ses besoins. Voici, simplement, comment être utile et présent·e à chaque étape.
les débuts
1er trimestre
• Accueillez la nouvelle à son rythme : fatigue, nausées et émotions peuvent arriver tôt, même quand rien ne se voit encore.
• Proposez de l'accompagner au premier rendez-vous et à l'échographie de datation.
• Prenez en charge quelques tâches du quotidien, sans qu'on ait à le demander.
on souffle
2e trimestre
• Souvent la période la plus sereine : c'est le bon moment pour préparer ensemble (chambre, listes, maternité).
• Posez une main sur le ventre pour sentir les premiers mouvements, parlez à bébé — il reconnaît les voix.
• Participez à l'entretien prénatal précoce et aux séances de préparation : votre présence est prévue et bienvenue.
ça approche
3e trimestre
• Aidez à préparer la valise de maternité et repérez le trajet ; gardez les numéros utiles à portée.
• Le corps est lourd et le sommeil difficile : allégez les efforts, soyez patient·e et rassurant·e.
• Parlez ensemble du projet de naissance et de votre rôle le jour J, pour arriver au clair et confiant·e.
Vous n'avez pas besoin d'être un·e expert·e : votre rôle, c'est d'être là, calme et présent·e.
Les cours de préparation à la naissance sont faits pour vous aider.
Pendant le travail
• Soutenez la respiration, proposez de l'eau, un massage du bas du dos, un changement de position.
• Rassurez avec des mots simples ; relayez ses souhaits auprès de l'équipe si besoin.
• Respectez son rythme et ses envies du moment, qui peuvent changer — et c'est normal.
À la naissance
• Le peau à peau, c'est aussi pour vous : un moment précieux pour créer le lien avec bébé.
• Vous pourrez peut-être couper le cordon, si vous le souhaitez et que tout va bien.
• Prenez soin d'elle aussi : de l'eau, un mot doux, votre présence rassurante.
Ces souhaits se préparent en amont. L'outil Mon projet de naissance
vous aide à en parler ensemble et à le noter noir sur blanc.
Le quatrième trimestre
Les premières semaines à la maison
C'est souvent maintenant que votre présence pèse le plus lourd — dans le bon sens. La maman récupère d'un
accouchement, le sommeil est haché, tout est nouveau. Votre mission : alléger la charge pour
qu'elle puisse se reposer et prendre soin d'elle et du bébé.
l'intendance
Repas, courses, ménage, lessives, aînés : la gestion du quotidien doit être prise en charge pour permettre la récupération physique et émotionnelle de la maman.
le bébé
Changes, bain, portage, endormissement : ces gestes sont aussi les vôtres. Le lien se tisse dans le soin.
le filtre
Protégez le repos : espacez les visites, gérez le téléphone, aménagez du temps pour souffler.
Et si l'allaitement est en place, vous avez toute votre part : préparer une boisson, installer un coussin,
prendre le relais pour le rot et les câlins. Pour découvrir cette période en détail, la page
Après la naissance
est faite pour vous deux.
Son moral compte autant
Veiller sur la maman
Vous êtes aux premières loges pour remarquer si quelque chose ne va pas. Deux réalités différentes existent après
la naissance — les connaître aide à réagir avec justesse, sans dramatiser ni minimiser.
Le baby blues — passager
Dans les premiers jours après la naissance, il est fréquent d'être à fleur de peau : pleurs faciles,
hypersensibilité, impression de montagnes russes. C'est lié à la chute des hormones et cela se dissipe
généralement seul en quelques jours, avec du repos et du soutien — le vôtre en premier.
La dépression du post-partum — qui s'installe
Quand la tristesse dure au-delà de deux semaines, s'accompagne d'un profond découragement,
de troubles du sommeil et de l'appétit, d'un sentiment de culpabilité ou de difficulté à créer du lien :
ce n'est pas une faiblesse, cela se soigne très bien, et plus tôt on en parle, mieux c'est.
Votre rôle n'est pas de diagnostiquer, mais d'être attentif·ve et d'encourager à demander de l'aide :
proposez d'en parler à la sage-femme ou au médecin, accompagnez au rendez-vous. Mettre des mots ne sera jamais
exagéré. L'Entretien Post-Natal Précoce — un temps d'échange avec la sage-femme, entre la
4ᵉ et la 8ᵉ semaine après l'accouchement, pour faire le point sur le vécu et repérer une éventuelle dépression
du post-partum — est intégré au suivi post-partum.
Face à des idées noires, n'attendez pas — pour elle comme pour vous.
Le 3114, numéro national de prévention de la souffrance psychologique et du suicide, est gratuit, confidentiel et joignable
24h/24, 7j/7. On peut aussi appeler pour un proche dont on s'inquiète.
Vous aussi avez droit à du temps pour accueillir votre enfant. En France, le second parent salarié bénéficie en
général de trois jours de congé de naissance, puis du congé de paternité et d'accueil de
l'enfant — plusieurs semaines qui peuvent être prises en une ou deux fois dans les mois qui suivent la
naissance, dont quelques jours obligatoires juste après.
Ces jours vous permettent d'être vraiment présent·e au retour à la maison, au moment où votre soutien compte le
plus. Les durées exactes et les démarches dépendent de votre situation : le mieux est de vous rapprocher de
votre employeur et de votre caisse d'Assurance Maladie, et d'anticiper la demande.
À noter : depuis le 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance (1 à 2 mois par
parent, indemnisé) s'ajoute aux congés existants — renseignez-vous sur les conditions applicables à votre
situation.
je vous accueille tous les deux
Vous avez des questions, envie de vous impliquer dès le début ? Venez à la consultation, à l'entretien prénatal
ou aux séances de préparation : votre présence est prévue et bienvenue.
Pour un avis ou un doute, la maternité reste joignable 24h/24
ou contactez le cabinet au 06 59 79 41 96.
Ces contenus sont des informations générales et ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
Chaque famille est différente : en cas de question ou d'inquiétude, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.
Plume
La mascotte du cabinet À chaque étape · pas d'avis médical