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SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) : comprendre et être accompagnée

Par Virginie Lorenzo-Dauzats, sage-femme · 3 août 2026

Cycles irréguliers, acné, pilosité, difficultés à concevoir : le SOPK est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes. Ce qu'il est vraiment, comment on le diagnostique et comment on le prend en charge.

Le SOPK, ou syndrome des ovaires polykystiques, est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge d’avoir des enfants — il concerne environ une femme sur dix. Malgré cela, il reste mal connu et souvent repéré tardivement. Faisons le point, simplement.

Un nom trompeur

Contrairement à ce que son nom laisse penser, le SOPK n’est pas une histoire de « kystes » sur les ovaires. Il s’agit d’un déséquilibre hormonal qui se traduit, à l’échographie, par de nombreux petits follicules immatures. C’est un dérèglement, pas une maladie des ovaires à proprement parler.

C’est justement pour cela qu’en mai 2026, un consensus international a renommé le SOPK en syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) — PMOS en anglais. Ce nouveau nom souligne que la maladie n’est pas seulement ovarienne, mais aussi métabolique et hormonale, et abandonne le mot « polykystique », trompeur. Les deux appellations, SOPK et SMOP, coexistent pendant une période de transition jusqu’en 2028 ; les critères de diagnostic, eux, ne changent pas.

Comment se manifeste-t-il ?

Les signes varient beaucoup d’une femme à l’autre :

Le SOPK peut aussi avoir un retentissement psychologique qu’il ne faut pas négliger.

Comment pose-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic repose sur les critères dits de Rotterdam : on retient un SOPK lorsqu’au moins deux des trois éléments suivants sont présents, après avoir écarté d’autres causes :

  1. des troubles de l’ovulation (cycles irréguliers ou absents) ;
  2. un excès d’androgènes, visible cliniquement (acné, pilosité) ou par une prise de sang ;
  3. un aspect d’ovaires multifolliculaires à l’échographie.

Pourquoi une prise en charge est importante

Au-delà des symptômes du quotidien, le SOPK peut augmenter, à long terme, le risque de diabète de type 2 et de troubles métaboliques. Un suivi régulier permet de prévenir ces complications.

Quels traitements ?

On ne « guérit » pas du SOPK, mais on le contrôle très bien. La prise en charge est personnalisée :

Le rôle de la sage-femme

Dans le cadre du suivi gynécologique de prévention et de la contraception, je suis bien placée pour repérer des signes évocateurs — des cycles très irréguliers, par exemple — vous accompagner au quotidien (hygiène de vie, contraception adaptée) et vous orienter vers un gynécologue ou un endocrinologue pour confirmer le diagnostic et organiser la prise en charge.

Vous vous posez des questions sur vos cycles ? Parlons-en en consultation. Cet article est un repère général et ne remplace pas un avis personnalisé.

Sources : The Lancet (consensus international 2026), Assurance Maladie (ameli.fr), recommandations internationales sur le SOPK (2023).

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